poisson fumé tramadol
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Instauré depuis 6 ans par le gouverneur de la Régions du Nord, le repos biologique sur la retenue d’eau de Lagdo n’est pas respecté. Cette fois les braconniers qui n’entendent pas cela de leurs oreilles sont tombés dans les filets de l’équipe mobile d’intervention de la délégation régionale Minepia du Nord. C’est le résultat d’une toile bien tissée pendant deux semaines de filature du camion immatriculé AD TR 691AB qui transportait la marchandise illicite.

Voici depuis quelques années déjà les experts du ministère des pêches industries et animales, ont rendus le verdict sur la baisse drastique de la quantité et la disparition de certains espèces dans le retenue d’eau de Lagdo. D’où le cri d’alerte des responsables :

« si rien n’est fait d’ici quelques années avec cette allure, il n’y aura plus de poisson et certaines espaces disparaîtront ».

Pour répondre a cette menace écologique, une décision du gouverneur de la région du Nord Otto Wilson a été prise devant préserver et améliorer la quantité de poissons dans les eaux locales en instaurant un repos biologique du 1er juillet au 31 Septembre. Trois mois de répit pour permettre ainsi aux poissons de se reproduire. Seulement, les pêcheurs braconniers ont outrepassés cette mesure écologique prétextant que « c’est cette période là, où ils pêchent plus de poissons puisque les poissons remontent de la surface pour se reproduire et sont donc facile à capturer ». À Lagdo les membres de la communauté Arabes choua,  qui sont spécialisée dans le domaine, écoulent leurs butin avec du Tramadol interdit dissimulé entre les cartons de poissons fumés.  Selon les sources sécuritaires, la destination de prédilection de ce trafic malsain est la Centre-Afrique. Et apprend t-on les groupes rebelles seraient les principaux clients.  La saisie de cette importante quantité de produit a déclenché la colère des trafiquants. Dans un sursaut d’orgueil il ont intimé l’ordre à l’équipe d’intervention de laisser 4 cartons de poissons qui étaient destiné au ravitaillement des partenaires de la ville de Ngaoundéré.

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Menaces de mort

Les négociations avec le chef de mission incorruptible n’ont aboutit à aucune concession. Les braconniers ont alors commencé à user de leurs relations pour influencer les fonctionnaires patriotes. Dans la foulée des interventions, même un honorable de la république s’est mêlé, pour que le camion de 18 roues remplit de produits de contrebande soit libéré immédiatement. Ferme sur sa décision, le chef de mission a fait savoir que le camion doit être conduit à Garoua.

Devant cette intransigeance, les voix se sont échauffées et les menaces de mort ont fusé, avec au passage des bousculades d’intimidation à l’endroit des honnêtes fonctionnaires d’État. Toute la communauté des arabes choua de l’arrondissement de Lagdo s’en est alors mêlée et convergée dans le village dit Ba-kona lieu du blocus dudit camion en infraction retenu par 3 éléments de la Gendarmerie Nationale de Garoua. Les soldats n’ont rien pus faire avec la hargne de ces hommes qui ont décidés de découdre avec quiconque se mettra au travers de leurs actions.

Complicité administrative

Sous l’œil et la caméra du reporter de ChateauNews.com, les auteurs de ce forfait ont profité du rempli des forces de sécurité pour extirper l’engin. Les poissons évalués à plus de deux cent millions (200.000.000) de franc CFA sont exporté sans que le gouvernement camerounais ne perçoive même un radis. Le camion a par la suite été conduit dans la ville à Lagdo sous le silence complice des autorités et forces de maintien de l’ordre. Ce qui laisse penser qu’il s’agit d’un grand réseau de trafic illicite des produits aux racines endurcies. Selon le Délégué Régional Minepia du Nord :

« les autorités locales de l’arrondissement de Lagdo n’ont pas apportées l’appui nécessaire à la saisie proprement dite, puisqu’on a pas pu ramené le camion ici à Garoua et ces personnes ont fuit avec le camion et l’on dissimulé dans la ville de lagdo »,

s’est offusqué Dr Erayavaï Bouba Francoise. Un trafic qui met en lumière les défaillances du dispositif sécuritaire et la faible collaboration entre les services de l’État qui plombent l’économie locale au détriment des acteurs véreux.

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