Maurice Kamto
Maurice Kamto. Crédit photo : mauricekamto2018.org
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L’affaire Maurice Kamto et compagnie qui cristallise aussi bien l’opinion nationale qu’internationale verra l’ouverture du procès au tribunal militaire ce Vendredi 6 Septembre sauf rebondissements de dernière minute.

Après huit mois de détention du principal opposant politique de Paul Biya arrivé deuxième à la présidentielle de 2018 avec plus de 14 % de suffrages exprimés contre 71% pour le RDPC selon les résultats de la Cour Constitutionnelle souveraine, le jour dit est arrivé. Maurice Kamto le leader du MRC et ses coaccusés dont Penda Ekoka Christian, ex-conseiller économique du président Biya, le rappeur engagé Valsero, son directeur de campagne Paul Eric Kingue à la présidentielle et bien d’autres alliés politiques comparaîtront devant le tribunal militaire.

Pour l’équité du procès, Maurice Kamto demande un libre accès au public et à la presse de la salle d’audience pendant toute la durée du procès. Selon Human Right Watch, ce procès est « une initiative politiquement motivée visant à juguler la dissidence ». Les avocats des prévenus ont transmis une liste de 31 témoins qui seront cités devant la barre pour leur défense. Une affaire civile jugé par une cour militaire pour les motifs évoqués de « rébellion, provocation a travers les marches blanches, hostilité contre la patrie et planification de l’insurrection » par Paul Atanga Nji Ministre de l’administration territoriale.

Depuis l’arrestation des membres du MRC en janvier 2019 les voix se sont levées au sein des instance internationales telles que l’ONU, le parlement européen, l’Élysée ainsi que la société civile pour contester cette posture de l’État. Pour Olivier Bibou Nissack porte parole du MRC ladite cour est jugée incompétente en matière de faits qui relèvent du droit civil d’où la contestation des avocats de Maurice Kamto dans une correspondance adressé au président du tribunal militaire.

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Le procès se fera dans un contexte politique tendu ce qui justifie toutes les mesures sécuritaires prises. Les militants et sympathisants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) suivront avec attention le dénouement de cette affaire qui tire sa source de l’auto-proclamation de vainqueur de l’élection présidentielle de 2018 par le chef de fil du MRC appelé le « tireur de penalty » qui prétendait alors avoir marqué son but. Le gouvernement jusqu’à présent campe sur sa position de dire le droit, d’appliquer rien que la loi et respecter la constitution camerounaise.

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