grand dialogue national, Bikoue Mbarga
Crédit photo: chateaunews.com
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Formateur à la croix rouge camerounaise de Ngaoundéré, acteur humanitaire et enseignant à la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques de l’Université de Ngaoundéré, Bikoué Mbarga s’exprime au sujet du grand dialogue national.

Quel est votre sentiment vis-à-vis du grand dialogue national tel qu’annoncé par le Président de la République ?

Par rapport au dialogue national convoqué par le président de la république, nous avons été très satisfait de l’apprendre, malgré que les humanitaires que nous sommes, ne faisons pas dans la politique. Mais nous sommes très satisfaits d’apprendre que ce dialogue est finalement convoqué pour voir dans quelle mesure les souffrances de nos frères et de l’être humain en général seront apaisées dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ainsi que partout ailleurs dans la République du Cameroun.

Est-ce qu’il y’a eu un précèdent dans l’histoire de notre pays ?

Dans l’histoire du Cameroun il y a eu déjà un précèdent, en 1991 lors de la conférence tripartite dirigé par le feu premier ministre Sadou Hayatou. C’est à l’issue de ce conclave tripartite que nous avons eu la nouvelle constitution, d’ailleurs que nous utilisons jusqu’à ce jour et nous croyons qu’à cette époque là, il y a eu le doigtier du premier ministre, la présence des partis de l’opposition et des autres parties prenantes à la vie nationale. C’est à l’issue de cette tripartite qu’il en a découlé le multipartisme, les élections de 1992, la constitution de 1996. La décentralisation part de cette tripartite. Donc nous croyons qu’il y a eu ce premier cas, qui a fait école et qui a fait beaucoup de bien à notre pays, parce que c’était depuis 1991 et nous sommes en 2019. Cela a permis un certain apaisement. Nous croyons que si toutes les parties prenantes se mettent encore ensemble, cette deuxième expérience sera encore plus fructueuse que la première et les choses peuvent aller mieux.

Que peut-on attendre de ce grand dialogue national ?

Nos attentes par rapport au dialogue du point de vue de l’humanitaire, nous souhaitons qu’à l’issue des travaux, que la paix reviennent, que les camerounais retrouvent de la sérénité et qu’ils se remettent au travail, parce que cela nous donnera moins de travail à nous les humanitaires qui sommes obligés de courir tous les jours après les victimes, essayer de soulager les souffrances, essayer de loger les déplacés, ce n’est pas une tâche facile. Maintenant du point de vue personnel, puisque nous sommes des hommes, nous craignons cette tribune que le président de la République a ouverte, où tous ceux qui veulent s’exprimer, tous ceux qui veulent la paix dans notre pays, tous ceux qui veulent que la sérénité revient, viendront s’exprimer. Ce n’est pas forcement parce qu’on va au dialogue et qu’on est présent dans la salle de conférence qu’on aura droit à dire quelques choses, tout le monde peut s’exprimer à travers les canaux, à travers les réseaux que le premier ministre va mettre à notre disposition pour dire ce qu’il pense de meilleur pour le Cameroun. Nous, personnellement pensons que c’est une tribune pour que tout le monde qui a quelque chose à dire puisse venir s’exprimer. Qu’on soit de la diaspora, de l’opposition qu’on soit du parti au pouvoir, qu’on soit de la société civile. La politique de la chaise vide ne paye pas, l’espace est ouvert, nous avons suivi les points que le président de la république a énuméré. Nous croyons à notre humble avis qu’aucun n’a été oublié et qu’à l’intérieur, puisqu’il s’agit d’un dialogue, les gens pourront ajouter ce qu’ils veulent et que nous aurons l’humilité nécessaire, le recul nécessaire pour que la paix revienne dans notre pays, que nous chérissons tous

Etes-vous optimiste quant à la perspective de voir ce grand dialogue national réussir ?

Pour être optimiste, je suis optimiste et cela pour deux raisons : la première, est que tout le monde a demandé ce dialogue qui finalement arrive 3 ans plus tard et quand on suit les medias et qu’on regarde dans les réseaux sociaux, on constate que toute la société camerounaise, homme politique, société civile et même les organisations internationale, tout le monde est d’accord pour que ce dialogue là se tienne. Je sais qu’on ne peut pas faire l’unanimité sur un point, nous croyons que même ceux qui ne sont pas d’accord vont comprendre que ça ne sert à rien de vouloir tirer vers les bas ce qui peut nous apporter l’unité. Donc à ce niveau là, je suis très optimiste. Secoundo, je sais que les camerounais sont un peuple épris de paix, de justice et de sérénité et que tous les camerounais veulent regarder vers l’avant pour que leur pays émerge et que la vie soit meilleure pour tout le monde. Je suis donc optimiste que tout le monde va adhérer et que nous avons foi au gouvernement qui mettra les petits plats dans les grands pour que ce dialogue soit bien fait.

Propos recueillis par Boubakary Moussa

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