grand dialogue national, Hamassambo Bello
Crédit photo: chateaunews.com
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Le receveur municipal de Ngan’ha, par ailleurs acteur de la société civile, Hamassambo Bello livre ses impressions à chateaunews.com suite à la convocation du grand dialogue national par le président Paul Biya.

Que retenez-vous du discours du Président de la République ?

A la suite de l’adresse du chef de l’Etat à la nation, nous avons été très satisfaits, dans la mesure où c’est un père de famille qui a décidé de réunir tout le monde autour de la table pour poser les problèmes de manière sérieuse afin de trouver des solutions idoines pour mettre cette crise anglophone derrière nous. Non seulement pour parler de la crise anglophone, mais surtout de poser les problèmes du développement du pays tout entier. Nous avons donc été très satisfait que le chef de l’Etat ait accordé une attention, une oreille attentive à nos frères de cette zone dite anglophone.

Que pensez-vous de cette idée d’organiser un dialogue national ?

A propos de ce dialogue national, notre souhait le plus ardent est que le Chef de l’Etat puisse également adjoindre les jeunes à ce parterre de paneliste qui pourra poser les problèmes des jeunes. Si on parle de la jeunesse lors de ce dialogue, sans les jeunes, ça sera contre les jeunes. Notre souhait ce serait que les jeunes puissent être au devant de la scène, parce que les destructions qui ont été faites dans les régions dites anglophones ce sont des édifices publics comme les écoles pour les jeunes, les centre de santé, les routes. C’est pour dire que tout ce que l’Etat fait dans un premier temps, le principal bénéficiaire c’est le jeune, il faudra que ce jeune soit au premier plan des réflexions pour qu’il soit non seulement le premier gendarme de ces différents édifices qui sont construit mais surtout un acteur d’entretient pour pérenniser ces différentes constructions. Nous pensons que le jeune devra être l’acteur principal de ce dialogue.

Quelles sont vos attentes pour ce dialogue ?

Dans son discours, le Chef de l’Etat a dit être fidèle à l’équilibre régional qui est une constante dans sa politique depuis qu’il a accédé à la magistrature suprême. Notre souhait est que l’Adamaoua puisse être reconnu non seulement dans la machine administrative mais également au sein des différentes entreprises de l’Etat. Parce que dans l’architecture gouvernementale, on retrouve très peu de ressortissants de la région de l’Adamaoua, ce qui n’apporte pas d’engouement pour nous jeunes à adhérer à la politique gouvernementale. Hors, si nous nous reconnaissons parmi ces acteurs et si nos parents, nos ainés s’y retrouvent, nous allons facilement adhérer. En outre, l’Adamaoua du point du vue de la décentralisation est un peu mis à l’écart puisse que le FEICOM en tant que banquier des communes ne finance pas assez les projets dans notre région et nous pensons que si jamais un accent est mis dans la décentralisation, il faudra bien que les collectivités territoriales décentralisées de la région puissent non seulement retenir la haute attention du Chef de l’Etat, mais surtout que ce dialogue puisse aboutir à revoir les considérations qui sont accordées à ces collectivités du point de vue des ressources allouées. La jeunesse de l’Adamaoua est très peu représentée au sein de collectivités territoriales décentralisées, non seulement au sein de la région mais aussi sur le plan national toute entier. Il faudra bien que nous les jeunes de l’Adamaoua nous puissions nous reconnaître dans cette décentralisation. N’oublions pas que la décentralisation est désormais le cheval de batail du gouvernement. Donc pour que l’Adamaoua soit dans le chantier du développement, tous ses fils doivent non seulement être des acteurs mais aussi bien outillés en ce qui concerne la décentralisation.

Que fait la jeunesse de l’Adamaoua face à l’afflux des déplacés internes venus de la région du Nord-Ouest ?

Il faut dire que nos confrères qui sont à Mayo Darlé, à Banyo, à Bankim nous ont bien fait part des déplacés qui inondent déjà ces localités, et l’hospitalité légendaire de l’Adamaoua est accordée à ces déplacés. Seulement nous remarquons que l’attention d’un certain nombre de membre du gouvernement est accordé à d’autres localités, oubliant que l’Adamaoua, les regorge en nombre considérable. Nous pensons qu’il faudrait accorder plus d’appuis comme cela est fait dans d’autres localités afin qu’on puisse sensibiliser, non seulement les jeunes, mais aussi l’ensemble des populations de l’Adamaoua à accorder l’hospitalité à ces déplacés afin qu’ils puissent avoir une harmonie et qu’après cette crise, on puisse avoir des comportements ou des relations amicales avec cette population qui certainement va rejoindre leur localité une fois la crise terminée.

Propos recueillis par Boubakary Moussa

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