Les 10 solutions de Jean Paul Pougala
Jean Paul Pougala
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Faisant suite à l’invitation de la contribution de la Diaspora camerounaise au Grand Débat National lors du message du 10 Septembre 2019 à la Nation du Président de la République, Paul Biya, j’ai le plaisir de vous envoyer quelques points de réflexion suivants :

Donner à la diaspora, les moyens d’être utile pour le Cameroun

La diaspora africaine en générale et celle camerounaise en particulier est essentiellement constituée des Travailleurs Pauvres, des prolétaires souvent très diplômés. Ils ont presque tous été piégés par le salariat qui les a mis en marge du système. Une telle diaspora qui lutte constamment pour sa propre survie nous est complètement inutile pour un quelconque apport à la construction de notre pays. Et la solution adaptée jusqu’à maintenant de les faire voter pour des élections politiques au Cameroun, n’a aucune incidence, ni sur leur niveau de vie, encore moins sur leur degré de patriotisme.

La solution ?

Il faudrait réserver un pourcentage minime des Appels d’Offre (de 5 à 10%) aux camerounais de la diaspora pour l’infime partie qui est dans l’entreprenariat. Il est évident que si, comme condition on demande à ces jeunes 10 ans d’expérience dans tel ou tel autre secteur, nous aurons en face de nous des prête-noms et non des opérateurs économiques débutants.

Prenons une ville comme Douala. C’est en attribuant la propreté d’un seul des multiples quartiers à la Diaspora qu’on poussera nos jeunes à regarder différemment les pays où ils résident. C’est en leur confiant des missions même marginale que nous les pousseront à espionner ce que les autres ont déjà fait, pour gagner leur pari à domicile, en attente des plus grands challenges.

Contraindre les boursiers Camerounais à l’étranger à rentrer ou à  rembourser la dette contractée avec la nation

De plus en plus nous voyons des jeunes camerounais en Occident descendre dans la rue contre leur propre pays. Après un examen des profiles des jeunes, on constate qu’ils sont pour la plupart des personnes qui ont bénéficié des bourses d’Etudes de l’Etat Camerounais. Et à la fin de leurs études, ne sont jamais retournés, prenant comme prétexte que le Cameroun est un pays dictatorial où il ne ferait pas bon vivre pour eux.

Chacun de nous est libre d’avoir ses opinions politiques et d’aimer ou détester un pays. Mais qu’il le fasse avec son propre argent et non celui de la Nation. Pour offrir une bourse d’Etude à ces jeunes, l’Etat s’endette sur le dos des générations futures, afin de permettre à des jeunes d’aller apprendre ailleurs pour venir aider le Cameroun à s’en sortir. S’ils font le choix de rester après leurs études, il y a un véritable manque à gagner pour la Nation.

La solution ?

Arranger avec les pays d’accueil des boursiers camerounais afin que leurs titres de séjour ne soit pas prorogé plus de 6 mois de la fin des études. Mieux, Calculer l’argent dépensé par la Nation pour chaque boursier qui ne rentre pas et présenter la facture à sa famille restée au pays. Et si cette dernière refuse de payer, inscrire le boursier dans la liste des fugitifs camerounais en attente du jour où ils mettront les pieds dans un aéroport camerounais.

Le problème principal du Nord-Ouest et du Sud-Ouest reste la pauvreté

Quelles que soient les résolutions avec lesquelles les camerounais sortiront de ce Grand Débat National, si on perd de vue le fait que sans la création adéquate de richesses pour répondre aux besoins d’une population toujours croissante, galopante, nous sommes assis sur un volcan qui n’attend que son heure pour exploser. Nous pouvons colmater le flanc de la montagne avec du ciment pour éviter que le volcan n’explose, mais nous ne faisons que repousser la date de l’explosion, tant qu’on ne met pas la main au vrai problème.

Chaque jour au Cameroun, le nombre de bouches à nourrir augmente, sans qu’augmente de la même intensité, le nombre de plantation ou de récoltes pour nourrir autant de bouches. Pire, la rentabilité marginale des plantations classiques ne pourra jamais faire le poids et répondre efficacement aux besoins toujours croissant en aliments de nos populations.

Comme la plupart des pays africains, le Cameroun a fait un choix des plus déraisonnés pour solutionner ce problème et qui consiste à subventionner l’importation de blé européen au Cameroun à hauteur de 400FCFA par kg de blé importé. Comment un pays peut-il faire le choix de trouver à manger à sa population en tuant sa propre agriculture ?

Solution ?

Encourager les jeunes camerounais à se lancer dans l’agriculture en leur offrant les mêmes 400 FCFA offert aujourd’hui aux agriculteurs français pour manger la baguette au Cameroun, pour chaque kg de mil, maïs, de sorgho, de riz ou de manioc produit. Et pour mieux aider nos jeunes des zones en souffrance à cause des crises, augmenter ce montant à 500 F ou 600 FCFA pour chaque kg d’igname ou de taro produit par nos jeunes de Nord-Ouest et du Sud-Ouest

Le Cameorun doit choisir entre l’agriculture et le nomadisme en élevage

Pour relancer l’économie du Nord-Ouest, nous allons nous buter à une réalité qu’on a vite faite d’oublier : là-bas, il faut choisir entre l’agriculture et le nomadisme en élevage.
Au Cameroun, la loi dit que dans une région comme celle du Nord-Ouest classée « zone-agro-pastorale », il est de la responsabilité de l’agriculteur de mettre la clôture pour protéger ses cultures contre l’intrusion des bœufs des nomades. Une telle loi n’a aucun fondement économique. Et ne peut que créer l’exaspération des agriculteurs face aux éleveurs. Car dans cette logique, les frais de la clôture de 10, 100 hectares couteraient plus chers que la mise en valeur même des espaces concernés. Et nous nous trouvons dans un pays qui manque de tout et surtout des moyens financiers pour pérenniser les projets agricoles.

Solution ?

Le Cameroun doit prendre acte du fait qu’il n’existe pas d’élevage sans agriculture. Et que l’idée d’élever des vaches et bœufs olympiques qui vont parcourir 2.000 km jusqu’à destination mangeant et détruisant tout sur leur passage n’est pas compatible avec un développement efficace de l’agriculture rurale.

Il faut mettre fin au nomadisme en élevage et sédentariser les éleveurs afin de permettre à leurs enfants d’aller à l’école et d’avoir demain une vie aussi décente que les autres camerounais de leur âge.

Ne rien faire pour résoudre cette question, c’est aller tout droit vers une crise prochaine ; On a déjà eu des cas au Nigéria, au Kenya avec de nombreux morts.

Développer en spécialisant les ports de Limbé et Tiko

Le Cameroun compte principalement 3 ports : un port en eau profonde à Kribi et 2 terminaux en lagune, Douala. Pour permettre au Sud-Ouest de se lancer sur le plan du développement industriel, il faut amener les entreprises à trouver des espaces plus propices entre Tiko et Limbe. Cela permettra de créer des emplois de masse dans cette zone mise à mal par la crise de ces 3 dernières années. Aujourd’hui, l’activité principale au port de Tiko est de transporter le sable pour aller le vendre pour la construction de Malabo voisin, en Guinée Equatoriale. Limbé est resté un port où est déchargé presqu’exclusivement les hydrocarbures pour la raffinerie de la Sonara.

Solution ?

Avec des incitations fiscales, il suffit de décréter que les voitures dédouanées au port de Tiko couteront la moitié qu’au port voisin de Douala, pour lancer l’activité de ce port lagunaire (Comme Douala). Le développement du port de Limbe, en le spécialisant sur certains produits devant alimenter les usines à créer sur ce territoire, permettra ce qu’on a vu dans plusieurs pays où des zones les plus pauvres se sont relevés grâce à l’activité portuaires, il s’agit notamment de Marseille et le Havre en France, de Naples et tous les petits ports de Sicile et de Sardaigne en Italie etc.

Le port de Tiko peut ainsi devenir un port de pêche, et celui de Limbé, un port plaisancier.
De telles initiatives devraient être confiées aux Camerounais. Si l’Etat ne fait pas confiance à ses citoyens pour leur laisser la chance de se tromper dans l’action, quand donc, commencerons-nous à apprendre ?

Unicité du système scolaire et la ré-écriture du programme scolaire camerounais

Aujourd’hui, il existe 2 systèmes scolaires au Cameroun. Cela veut dire que dès le bas-âge, nous formons les enfants à se considérer avec dualisme comme des gens différents. On ne peut pas prétendre construire un pays uni et en même temps créer des divisions artificielles là où se bâtit le futur de la Nation, les enfants.

Solution ?

La langue française est une langue en perdition et deviendra une langue morte d’ici 50 ans. La langue anglaise me semble le meilleur choix d’une langue unique pour tous les enfants camerounais avec un programme scolaire unique. Car l’anglais ouvrira à tous ces enfants, les portes de l’Asie, de l’Amérique du Sud et du Nord, de l’Europe et du reste de l’Afrique.

Non à la décentralisation intégrale !

Il y a 30 ans, le Fond Monétaire International et la Banque Mondiale nous avaient promis que la démocratie aurait apporté le développement. Aujourd’hui, ce sont ces mêmes 2 institutions qui nous promettent que tout le monde aura le bonheur lorsque localement chacun choisira son dirigeant. Ce que ces 2 institutions qui ont le siège à Washington, dans le temple du capitalisme dur, ne nous disent pas qu’ils ne font que répéter la doctrine croisée entre le Thatchérisme et le Reaganisme qui ont quelque chose en commun : il faut affaiblir l’Etat central vu comme l’ennemi du citoyen au profit d’une multitude de prédateurs privés nationaux et internationaux.

Le Cameroun est un pays très déséquilibré sur le plan du développement économique. Dans ce cadre, il revient à l’Etat d’être suffisamment fort pour assumer ses devoir régaliens pour toutes les populations du pays, qu’elles soient à Manfé ou à Yagoua, indépendamment de la richesse locale qu’est capable de produire une ville ou une autre.

L’exemple de la France nous montre clairement que le surendettement du pays a commencé le jour où on a donné l’autonomie aux régions et aux communes. Cela a signifié la liberté à des dirigeants sans réelles capacités de compréhension financières de se faire avoir par des bailleurs de fonds sans scrupule. Construire un pont ou une école et mettre son payement sur le dos des générations future est un sport national qui se fait déjà au niveau de l’Etat Central. S’il faut que maintenant, les régions aujourd’hui endettent les enfants de nos enfants pour se sentir en démocratie, c’est que nous sommes en train de construire un château de cartes qui tôt ou tard va s’écrouler sur nous.

Solution ?

Le modèle de gouvernance que nous avons choisi appelé « démocratie » est un système de division et de conflictualité qui adhère mal à la tradition africaine du compromis général et du dialogue sur tous les sujets. Les uns mettent la vertu sur le fait d’interroger les populations sur les choix des dirigeants, mais nous en Afrique, mettons l’accent sur le dialogue et le débat sur ce que nous voulons faire pour nous-même. Ce n’est pas un individu qui est au cœur de notre dispositif, mais un thème, un sujet, un choix pour l’avenir. L’urgence est de construire au Cameroun, un Etat suffisamment puissant pour garantir la cohésion sociale de toute la Nation, avec l’accès à tout le monde à un minimum de modernité et donc, de prospérité.

Valoriser nos Chefferies Traditionnelles comme premier levier de développement territorial

Chaque fois qu’il y a un événement de poids dans notre pays, qu’il s’agisse du contrôle contre la Corruption, ou même ce Grand Débat National, on entend partout qu’il faut nommer les religieux pour servir de garantie aux débats.

Ce que ces personnes oublient c’est qu’il s’agisse du prêtre catholique, l’imam musulman ou le pasteur évangélique, tous pratiquent des religions exclusives, c’est-à-dire qui font l’apologie de la division, chacune d’elle se disant la vraie, la bonne, alors que les autres sont taxés de mauvaises ou sataniques. S’il faut ajouter à cela le fait que ce sont des religions qui cultivent et transmettent les cultures des peuples lointains en lieu et place de nos propres traditions camerounaises, on se trouve devant un homme et une femme camerounaise hybride à la merci de son pasteur et de son iman qui tous lui promettent une place dans un paradis où personne n’a été.

Cependant, sur toute l’étendue du territoire national, nos chefs traditionnels sont le symbole d’union et de cohésion de toute la société. C’est le premier levier du vrai développement humain sur le territoire.
Dans la crise en cours au Nord-Ouest et au Sud-Ouest, ce sont eux qui ont payé un prix très lourd, à cause de la rectitude de leur position d’union et surtout de vérité à tous les enfants du village, afin de ramener à la raison, tous les égarés.

Par exemple un prêtre catholique est avant tout un agent du Vatican. C’est à Rome qui rend compte et non à Yaoundé, alors que notre chef traditionnel, s’il a des comptes à rendre, c’est avant tout à son Sous-Préfet, c’est-à-dire à Yaoundé. Et puis c’est tout. Les autres auront besoin de Ryad et Washington pour toute décision qu’ils prennent chez nous.

C’est ce qui explique qu’au Royaume Uni, un Catholique ne peut pas devenir roi d’Angleterre, puisqu’il rend compte à un autre souverain qui n’est pas dans le pays, mais à Rome.
C’est en effet à travers l’Acte d’Établissement, crée en 1701, qu’il est strictement interdit l’accès au trône britannique, aux populations pratiquant la religion chrétienne, catholique.
Car pour ne plus dépendre de l’étranger, il existe une Eglise d’Angleterre dont le gouverneur est le monarque britannique dès son couronnement.
En 1829, le « Roman Catholic Relief Act » (la loi d’émancipation des catholiques), interdit aux catholiques de suggérer le moindre conseil au Premier Ministre Britannique pour nommer les responsables de l’Église anglicane.

Dans le récent passé, certains exemples nous montrent que là-bas, on ne blague pas avec l’appartenance religieuse par rapport au pouvoir. Par exemple,

  • En 2001, Lord Nicholas Windsor, fils du duc de Kent, a officiellement renoncé à ses droits au trône britannique après qu’il est devenu catholique.
  • En 2007, le premier Ministre Tony Blair a attendu 6 mois après avoir quitté Downing Street et cessé d’être Premier Ministre avant de devenir catholique.
  • En 2008, Autumn Kelly, à l’époque, la fiancée du petit-fils de la reine, Peter Philips, renonce à sa religion catholique. Sans cela, elle aurait empêché son futur mari à conserver sa onzième place dans l’ordre de succession du trône d’Angleterre.
  • En 2019, finalement un Catholique devient Premier Ministre au Royaume Uni, il s’appelle : Boris Johnson. C’est ce qu’on a pu lire dans tous les journaux catholiques. Mais c’est faux. Parce que si l’actuel Premier Ministre Britannique est né catholique, dès l’âge de 9 ans, il est envoyé en pensionnat anglican où il fait sa confirmation et devient Anglican et renonce définitivement au catholicisme.

Pourquoi une telle aversion contre le catholicisme ?

La réponse nous avait été donné par le quotidien « The Guardian » en 2007 lors de la reconversion de Tony Blair en ces mots :

« Les motivations des hommes et femmes politiques catholiques sont traditionnellement regardées avec méfiance par les non-catholiques, craignant qu’ils appliquent les ordres du Vatican plutôt que de leurs électeurs ».

Solution ?

Si les britanniques n’ont pas confiance aux catholiques pour toucher à leur gestion politique et sociétale, parce qu’ils prennent des ordres d’un pays étranger, pourquoi ce sont les camerounais qui le feraient ? Nous avons nos propres régnants, nos souverains, nos chefs traditionnels, qui sont le vrai collant de notre société. Ils n’ont aucun compte à rendre en Arabie Saoudite, à Rome ou aux USA, qu’à leurs propres populations.

Création d’une brigade financière comme solution à la corruption des fonctionnaires

Pour beaucoup de camerounais, passer un concours de la fonction publique est devenu comme gagner un ticket à la loterie, au point où des gens sont capables de payer des dizaines de millions de Francs. Pour payer un concours à un tel prix, c’est bien la preuve que ce n’est pas pour le patriotisme ou l’envie de servir la Nation, mais d’utiliser les bureaux de nous tous comme cash-flow personnel. Il existe pourtant des solutions pour mettre fin à cette plaie.

La corruption des camerounais est essentiellement due au fait qu’ils ont un niveau de vie incompatible avec leurs salaires.

En suisse, il existe un numéro de téléphone pour informer le fisc si votre voisin a un niveau de dépense supérieur à ce qu’il gagne.

En Italie, il existe une brigade financière, des gendarmes de la finance, capables de se mettre sur une route et de contrôler l’identité de tous ceux qui sont au volant des voitures les plus chères et uniquement vérifier si leurs dernières déclarations de revenus au fisc sont compatibles avec la valeur de la voiture qu’ils conduisent. Et si la voiture n’est pas au conducteur, c’st au tour du vrai propriétaire de passer sous le peigne fin de la Brigade financière.

Il est évident que si un camerounais qui touche 300.000 F/mois envoie un enfant étudier à Paris ou à Berlin, il faudra qu’il explique à la Brigade Financière où il prend l’argent pour une telle dépense.

Solution ?

Traquer les dépenses de chaque citoyen, pour détecter ceux qui ont un niveau de vie incompatible avec les montants déclarés au fisc comme revenus.

Ailleurs les autres ne sont vertueux en matière de corruption, que parce que la répression est à la hauteur du crime commis.

Organisation d’une débat national sur la création de richesses au Cameroun

Aujourd’hui, nous nous contentons de constater qu’il y a toute sorte de marchandises au Cameroun. Ce que les gens oublient ou ne savent pas est que plus le produit qui est sur notre marché vient de l’étranger et plus nos emplois sont détruits.

Il nous faut un débat National pour décider de quelle société nous voulons. On ne peut pas d’un côté, manger fièrement les aliments importés et de l’autre se plaindre que l’Etat n’a pas crée les emplois. Chaque consommateur est avant tout un employé potentiel. Mais nous devons le lui rappeler tous les jours que ses choix de consommation encouragent ou découragent son recrutement ?

Nous ne pouvons pas mettre en compétition les industriels camerounais avec les industriels étrangers, même quand ils ont leurs usines sur notre territoire. La Chine ne fête jamais le fait que les téléphones IPhone ou Samsung sont fabriqués sur son territoire, mais qu’en même temps, la Chine a ses propres champions nationaux que sont Huawei, Xiaomi, Oppo etc.

Nous avons besoin d’une rencontre en famille, entre camerounais pour discuter de notre principal problème qu’est celui de la compétitivité, mais aussi de la difficulté de la succession à la mort du patriarche. Problèmes méconnus par nos concurrents étrangers, même installés sur notre territoire.

Solution ?

L’Etat doit se porter garant de faire émerger des champions nationaux patriotes dans le secteur de l’industrie. Car comme au Japon, ce sont eux qui permettront ensuite à l’Etat de faire le poids par rapport à nos bailleurs de fonds. L’Etat japonais est très endetté oui, mais avec ses industriels. Pour y arriver, l’Etat doit accepter d’accompagner la naissance des grands groupes industriels 100% camerounais.

Jean-Paul Pougala

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