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Afrique en miniature, le Cameroun, la première puissance économique de la sous-région CEMAC ne brille pas par l’exemplarité en matière de gestion des affaires publiques et de fonctionnement sociétal.

Le Pays dirigé par le Président Paul Biya depuis 36 ans peine  à s’ériger en maître dans cette partie du continent Africain. Le dynamisme dont font montre ses fils contraste avec le comportement affiché dans les services et l’attitude dans la rue. Pour qui visite le Cameroun pour la première fois pourrait s’étonner de ce paysage politique et économique diversifié qui n’impacte pas la renommée de la nation. Ce bouillonnement de talents qui excellent dans la négativité. L’anormal est devenu banal au point où il fallait re-civiliser nos jeunes à travers un programme de service civique.

Il faut noter que le Cameroun est l’un de ces pays où les lois sont élastiques ou facultatives selon la casquette politique et la classe sociale. A ciel ouvert certains citoyens violent les textes et bafoue les normes pour illustrer leur toute puissance. La distraction des fonds et la destruction des biens publics sont devenues un sport national. C’est à qui ferra le pire que reviendra le mérite.

L’enrichissement à tout pris et à tous les prix est devenu la norme. La gloire revient à qui amasse le plus. La communauté lui voue honneur et respect pour son ascension rapide. L’argent n’a pas de couleur dirait-on !

Au Cameroun, l’application des textes et la justice, c’est l’affaire des autres. Tout se monnaie même le parquet est dans la poche de celui qui glisse les liasses. Très souvent l’affaire se retourne contre le plaignant quand il ne “parlent” pas bien. La  police et la gendarmerie n’inspirent plus confiance. C’est pas de chance si tu croises ton bourreau devant ta porte après l’avoir mis en cellule et qu’il te nargue en plus. Et l’on pourrait s’étonner que l’emprisonnement des hauts fonctionnaires n’est que pure divers.

Ce pays des intellectuels imbus de leur personne qui défient l’État et narguent les honnêtes citoyens de leurs compétences est une illustration parfaite de l’anarchie qui règne dans les sphères de l’intelligentsia. Donneurs de leçons mais faible contribution au développement, ils sont. On les rencontre dans les bureaux, les entends dans les radios, les regardent sur les plateaux et les observent dans les amphis à déballer les théories auxquelles ils ne croient point, et développer des formulent qu’ils n’appliquent pas.

Le Cameroun c’est le Cameroun

Une gangrène qui gagne même les autres couches et les jeunes faisant de tous les connaisseurs qui n’ont jamais tors. Des experts qui maîtrisent tous les sujets et savent toujours tous. Gare à toi si tu t’égares et t’hasarde à contredire ton interlocuteur, il demandera qui tu es pour le corriger, “toi c’est qui ?”, a-t-on pour habitude d’entendre dans nos cités.

Tu es patriote, alors armes toi de courage avant d’affronter le dehors. L’amour pour la patrie et le respect pour le bien commun ont foutu le camps. A tout bout de champ et dans les conversations, il te sera demandé si “c’est toi qui va changer le Cameroun ?”.

La fortune publique est devenue la caisse populaire. ” si on me met quelque part je prend d’abord ma part” est la théorie la plus rependue. Et lorsque tout va en vrille, le refrain devient ” on va faire comment ? “. Drôle de manière de reconnaître la valeur du travail et la réalité selon laquelle le changement positif est l’affaire de tous.

Ainsi va le Cameroun, mais ceci n’est qu’un petit cliché de ce qui peut-être vu partout. Le Cameroun est un paradoxe ! C’est pas moi qui le dit mais ceux qui ont compris que ” le Cameroun c’est le Cameroun ! “. Le pire est que les jeunes s’y mettent en malheureusement au détriment total du progrès social et de l’émergence économique bénéfique à tous.  A vous qui croyez encore à la grandeur de l’État, au sens du patriotisme et à la valeur d’une nation, recevez mon salut patriotique.

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