glissement de terrain à Bafoussam
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Un glissement de terrain à Bafoussam, survenu cette nuit du lundi 28 à Mardi 29 Octobre, dans l’arrondissement de Bafoussam 3 à Ngouache 4, bloc 6, a fait de nombreuses victimes.

Selon les premiers secours dépêchés sur le terrain, l’on dénombre déjà au moins 15 morts. Des sources sécuritaires, il y aurait plus de 30 personnes ensevelis sous les dizaines de maisons englouties sous l’amas de boue et gravas.

Les proches des victimes sont dans le désarrois et prie pour que des survivants soient retrouvés dans les familles sinistrées. Face à cette catastrophe de plus, des membres du gouvernement dont les Ministres de la décentralisation et de l’administration territoriale sont annoncés sur les lieux du drame.

Le temps est compté et les moyens dont disposent les secours notamment les sapeurs pompiers sont limités pour ce type de situation. Des mesures supplémentaires sont entrain d’être prises avec l’appui du gouvernement, annonce une autorité locale pour apaiser les esprits.

« Nous sommes sur le terrain depuis minuit juste quelques minutes après. 7 corps retrouvés, 13 maisons enterrées, plus de 50 personnes seraient sous décombres. Le bilan risque de s’alourdir d’ici la fin des opérations… »,

bilan révélé par un responsable engagé dans les opérations ce matin.

Les recherches se poursuivent pour retrouver les personnes portées disparues par les sapeurs pompier avec le concours des forces de sécurité et populations mobilisés sur le site.

Laxisme et passivité

Ce glissement de terrain n’est pas un cas isolé. La gestion des risques est fortement décriée par les populations et acteurs de la Société Civile depuis plusieurs années mais sans altérer la passivité des institutions.

Pour Tchoutang, résident de la ville,

il y a un laxisme des autorités locales en matière d’aménagement urbain et l’absence de lotissements dans les nouveaux quartiers pour désengorger les villes. Le flou est entretenu autour des lotissements et l’octroi des terres. Le tout n’est pas d’interdire de construire dans les zones à risque, mais de proposer des alternatives sociales pour les couches défavorisées,

s’est-il exprimé. Ce drame de plus doit nous alerter sur des cas similaires qui restent à solutionner en urgence pour éviter le pire. L’on se rappelle que récemment encore c’est la ville de Maroua qui connaissait des inondations dévastatrices fautes de bon système d’irrigation. Pendant qu’on pleure de nouveau les morts du glissement de terrain à Bafoussam, les population de trois communes de la région de l’Extrême-Nord sont sous les flots. Il est temps qu’une reforme profonde de la gestion de nos villes soit faites.

A noter que c’est seulement après la fin des fouilles après ce glissement de terrain, qu’une idée claire sera faite du nombre des cas effectivement déclarés “morts” et “disparus”. Toute chose qui pourrait prendre parfois des jours selon les difficultés rencontrées sur le terrain.

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