International Afrique République du Congo : 61 ans d'existence à l'unisson

République du Congo : 61 ans d’existence à l’unisson

Les congolais se sont retrouvés, ce 28 Novembre 2019, sur la place de la République (ex rond-point CCF), à Brazzaville, pour célébrer le 61ème anniversaire de la proclamation de la République du Congo sous le thème de la paix.

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C’est depuis neuf ans que les congolais célèbrent cette date mémorable, après l’avoir longtemps oubliée. Ce 61ème anniversaire de la République du Congo se célèbre dans un climat de paix. Les congolais, tous derrière le Président de la République, Denis Sassou N’Guesso, sont venus nombreux au rond point « place de République », pour fêter cette journée.

Aux rituels habituels, trois moments forts ont ponctué cette célébration : montée des couleurs nationales, suivis de l’hymne national et la dissertation contextuelle faite par Thierry Moungalla, Ministre de la communication et enfin le message des enfants.

Dans son allocution, Thierry Moungalla a « évoqué la nécessité de revisiter la dimension originelle de l’événement qui nous rassemble aujourd’hui… revenons à l’année 1958, qui connut des bouleversements politiques majeurs, tant en France métropolitaine que dans les territoires d’outre-mer alors placés sous la juridiction de celle-ci. » « La mise en application de la Loi-cadre du 23 juin 1956, dite Loi Deferre, a permis de proposer aux territoires africains placés sous la juridiction française une plus grande implication dans l’administration de leurs affaires… »

L’enchainement de ces événements a permis aux territoires concernés d’accéder à leur autonomie interne. C’est dans ce contexte que le Territoire du Moyen – Congo a vu sa situation évoluer, passant du statut de colonie située en Afrique Equatoriale Française (AEF) à celui de République autonome,

a rappelé le Ministre, avant de préciser que ce même 28 novembre décidément riche en décisions, l’Assemblée, devenue séance tenante l’Assemblée Législative de la République, a adopté la Loi constitutionnelle n°1 portant organisation des pouvoirs de la République du Congo ; une seconde Loi constitutionnelle fixait « provisoirement » à Brazzaville le siège de l’Assemblée législative et du gouvernement « provisoire » de la République du Congo ; enfin, le décret 58-2 portant nomination des membres du gouvernement provisoire a été rendu public le même jour ».

La République a survécu

Selon Thierry Moungalla, les événements qui ont débouché sur la naissance de notre République se sont déroulés sur fond de querelles politiques et de conflits de leadership. Ainsi, la République est née dans un climat de violence verbale exacerbée. Tout le long de notre Histoire, le peuple congolais n’a jamais contesté la République en tant que mode de gouvernement. La République a survécu à tous les régimes ; il est établi qu’elle a surmonté les crises politiques les plus aigues et résisté aux conflits internes les plus violents.

Thierry Moungalla se pose la question : Comment expliquer que la République, née dans le tumulte et le conflit, maintenue malgré les soubresauts de notre histoire, n’ait pas été remise en cause dans ses fondements et dans ses principes par le peuple congolais ? Il a aussi trouvé une réponse : c’est la force des valeurs positives qui structurent notre société, en tête desquelles le désir de paix de notre peuple, qui explique cette résilience. Heureusement, ces valeurs ont, tout compte fait, toujours triomphé des forces négatives trop souvent acharnées à miner notre vivre-ensemble.

La paix, toujours la paix

Pour Thierry Moungalla, la paix ne peut être circonscrite aux seules considérations politiques. Elle est également et surtout, à hauteur d’homme, l’intérêt commun pour le développement. Ainsi, le choix de ce thème n’est pas le fait du hasard, a-t-il déclaré. L’orateur du jour a développé la thématique en ces mots :

La paix constitue en effet la valeur principale sur laquelle vous avez fondé votre action d’homme d’Etat, notamment depuis votre accession à la plus haute responsabilité dans notre pays. Vous n’avez jamais manqué de rappeler à tous et à chacun, au Congo comme à l’étranger, l’importance de la préservation de la paix, de la sécurité et de la stabilité comme les conditions préalables et essentielles au développement.

E rapport avec te thème, le ministre de la communication a loué l’engagement et le crédo que défend le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, celui de la paix et toujours la paix :

Vous avez toujours prôné la réconciliation et la recherche de solutions consensuelles aux problèmes rencontrés par notre pays. Vous avez également fait de la recherche et de la consolidation de la paix votre credo. Votre volonté politique a fait le succès des concertations, forums et dialogues que vous n’avez jamais hésité à réunir afin de permettre à notre pays de faire face aux crises que la passion politique avait engendrées.

Afin d’édifier les congolais, notamment les plus jeunes, sur la constance de l’action du président Denis Sassou N’Guesso, le ministre Thierry Moungalla a rappelé l’implication décisive du Chef de l’Etat congolais dans les négociations qui aboutirent à la signature de l’historique Accord de Brazzaville. Cet accord, conclu sous votre égide le 13 décembre 1988 dans notre ville capitale permit, au terme de discussions tripartites entre l’Angola, l’Afrique du Sud et Cuba, avec la médiation des Etats-Unis d’Amérique, d’amorcer l’établissement d’une paix négociée en Afrique australe.

Cet acte fondateur initié à Brazzaville fut consolidé par la signature, le 22 décembre 1988, des accords de New York, ouvrant ainsi la voie au retrait des troupes cubaines d’Angola. Il est donc à l’origine de tout ce qui suivit alors : le retrait des troupes sud-africaines de la Namibie et du Sud de l’Angola puis l’indépendance de la Namibie et, conséquence heureuse de ces événements, la libération de Nelson Mandela. In fine, ces événements débouchèrent sur le démantèlement de l’apartheid et, enfin, sur l’avènement de la nouvelle Afrique du Sud.

Pour T. Moungalla, le choix du thème de la paix oblige à un exercice didactique. Paix et République, République et Paix. Littéralement, le mot « République » provient du latin « res publica », qui signifie la « chose publique ». Il désigne couramment le bien public, la propriété d’état, l’Etat, les affaires publiques, la vie politique et, plus récemment, une forme de gouvernement. La paix quant à elle désigne l’entente amicale de tous les individus qui composent une société. Ainsi identifiée, elle n’implique pas l’absence de conflit, ce qui serait utopique. Elle est fondée sur la recherche calme et mesurée de solutions à toute difficulté inhérente à la vie en communauté. Ses outils sont l’écoute, la compréhension, le dialogue, mais aussi la négociation.

Wilguette Eznez
Correspondant de ChateauNews pour la République du Congo

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