L'urgence de réaliser les grands chantiers dans le Septentrion
NEWSLETTER

Français     English

Partager cet article / Share this post
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La construction de l’autoroute Yaoundé-Douala tant annoncée commence à prendre forme. Une infrastructure estimée à 954 Milliards de FCFA. Outre ce grand projet, la construction des autoroutes intersections (Yaoundé-Douala et Bafoussam-Bamenda), longues de 180 km, et celles de Yaoundé-Nsimalen, Douala-Limbé, Kribi-Edéa pour un coût total de 2 288 Milliards de FCFA font la part belle à la partie méridionale qui sera dotée d’une ceinture autoroutière digne de ce nom.

La partie septentrionale qui dispose du plus piètre réseau routier du pays est le grand oubli du Document de Projets à Besoin de Financement qui vient d’être publié et qui doit servir de référence en matière de développement économique, élaboré par une élite de cette partie du Cameroun, à savoir le Ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Alamine Ousman Mey. Le grand Nord, déjà enfoncé par une activité économique qui tourne au ralenti, doit rattraper son retard. L’état des routes est alarmant. Dans une ville comme Ngaoundéré, il n’existe aucune route qui n’ait son lot de crevasse.

L’État a même cesser de s’en préoccuper,

note un citoyen. L’Adamaoua, le Nord et l’Extrême-Nord continuent de tirer le diable par la queue tout en ramassant des miettes de ce nouveau gadget du gouvernement. « Les nordistes sont-ils des citoyens à part entière, n’ont-ils pas le droit de rêver eux aussi aux mirages autoroutiers ? Si non, comment comprendre ce délaissement ? N’est-t-il pas de bon ton d’y songer ? », autant d’interrogations qui taraudent l’esprit des populations.

Si aucune autoroute n’est envisagée pour relier les mégalopoles comme Ngaoundéré-Garoua-Maroua, plusieurs projets seront réalisés dans le cadre de ce nouveau plan d’investissement auquel l’État recherche désespérément des financements. En première ligne des projets, les deux piliers traditionnels de l’économie locale : L’agriculture et l’élevage. Adossée à l’aide de ses partenaires internationaux, l’investissement public et privé, la volonté du gouvernement de lancer ces grands projets d’infrastructures grandeur nature va concilier développement économique et bien-être des populations.

Annoncé comme l’un des plus grands plans d’investissement et unique plan du salut du Cameroun, le Document de Projets à Besoin de Financement (DPBF) consacre quelques projets pour les trois régions dont voici, les plus importants : Extrême-Nord, Maroua aura son abattoir moderne. Dans la région la plus belle du Cameroun, la priorité est donnée aux infrastructures routières. Le bitumage de la route Mora-Kolofata, longue de 40 km, la construction de la route tant attendue Maroua-Bogo 37 km, la route Maltam-Fotokol longue de 70km, la route Bodo-Makary-Hile-Halifa longue de 73km.

Le Cameroun veut en finir avec l’importation à coût de milliards du riz asiatique. Le développement de la rizerie dans le périmètre rizicole de la SEMRY, dans la zone de Yagoua pour réduire l’importation du riz est un axe majeur de cette politique. La production du Riz Paddy qui est actuellement de 150 000 tonnes de riz cultivés sur 13 300 ha sera revue à la hausse grâce aux nouveaux investissements. De quoi en faire le symbole de la volonté politique de réduire le déficit du commerce extérieur qui menace l’activité économique et mine le quotidien des populations.

En outre, le document soulève la Construction d’un abattoir d’une capacité de 150 têtes par jour, d’une conserverie à Maroua et d’un abattoir, un projet de création d’un complexe industriel agro-alimentaire à Kaélé. Dans le même document, un Projet d’assainissement et de drainage de la ville de Maroua d’un coût de 75 milliards. Grand bassin de production d’élevage bovin au Cameroun, le gouvernement compte diversifier son investissement dans le Château d’eau.

Au nombre des projets qui figurent dans ce document, on peut citer notamment le bitumage de la route Mappé-Banyo-Tibati longue de 265 km, la route Ngaoundéré-Paro longue de 70 km, et la construction du chemin de fer Douala-Ngaoundéré de 908 km. Dans le strategique secteur de l’énergie, on peut citer l’aménagement hydroélectrique de Vogzhoum pour une production de 93 MW, l’aménagement hydroélectrique sur le fleuve Faro à Mandourou pour 67 MW.

Dans la même liste des projets pour l’Adamaoua, l’aménagement des terres et installations des moyens et grands producteurs de riz, de maïs et de soja dans la plaine centrale (Corridor Ntui-Ngaoundéré), un projet de mise en place d’un centre national de production de la semence animale à Ngaoundéré et la production de 552 500 doses de semences bovines chaque année et inséminer 276 500 vaches, le projet d’industrialisation de la filière laitière, le projet d’exploitation de la bauxite de Mini-Martap et Ngaoundal qui va générer 7000 emplois direct dont la reserve est évalué à 2 milliards de tonnes et d’un coût de 6 milliards de dollars encore au stade de recherche de financement. Dans le Nord, un second pont sur la Benoué est en vue.

Dans une région où rares sont les les chefs lieux de département liés par du route bitumé, l’heure est à la construction d’un second pont sur la Benoué. Cet ouvrage de 400m va nécessiter, plus de 14 milliards. Pour le Nord, le projet de renforcement des chaussés aéronautiques de l’aéroport de Garoua, la réhabilitation du port fluvial de Garoua, la réalisation d’une station de traitement d’eau à Touboro, le projet d’exploitation d’uranium de Poli. Le Projet d’aménagement des berges de la Bénoué pour faire face au développement du tourisme dans la région.

Ce méga complexe touristique va être construit dans l’arrondissement de Garoua 3eme et coûter environ 4 milliards. Le complexe favorisera le développement de l’industrie touristique et attirer davantage d’investisseurs étrangers. Personne ne peut nier les belles promesses présentées dans ce document aussi ambitieux qu’il est déjà controversé, mais où sortiront les fonds nécessaires ?

Le document indique que sur le plan national, le gouvernement table sur le mécanisme d’appel public à l’épargne comme l’emprunt obligataire et l’émission d’obligation du trésor, alors que sur le plan international, le gouvernement a élaboré une évaluation de type de partenariats en élaborant un document de stratégie de partenariat au développement au détriment du Build-Operate-Transfer qui a fait ses preuves. L’assainissement des finances publics est un autre chantier. Les efforts consentis dans ce domaine n’ont pas encore portés leurs fruits.

Pour plus d’informations, Téléchargez le journal hebdomadaire de ChateauNews ici

Réactions

Veuillez saisir votre contribution !
Veuillez saisir votre nom ici

8 + 1 =