Paul Atanga Nji dans l'Adamaoua, septentrion
Paul Atanga Nji dans l'Adamaoua. Crédit photo: chateaunews.com
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Le septentrion va tenter de jouer un rôle de premier plan, sur la scène nationale grâce au renouvellement d’un leadership politique vieillissant, en finir avec plusieurs pseudos élites dont les noms sont mêlés aux crises qui déstabilisent la région.

La sphère politique doit être remodelée et les populations qui sont appelées à choisir leurs représentants ont du pain sur la planche.

L’année 2020 sera riche, très riche en événement pour une région qui n’a pas bonne presse et les défis qui se présentent restent immenses. L’année 2019 s’est achevé bon an mal an, comme elle avait commencé au plan sécuritaire. Les enlèvements des éleveurs suivis de demandes de rançon se sont poursuivis.

Le Maire de Bélel, par ailleurs PCA de CAMRAIL a cru bon de refouler cette patate chaude au Gouverneur, l’accusant pêle-mêle de laxisme avant de faire volt face et finalement saluer les mérites de ce dernier. Tout ceci pour épater la galerie et attirer les projecteurs sur la personnalité. Les populations ont passé l’année 2019 sous les griffes répétées des preneurs d’otages. Enlèvement des éleveurs, décapitations horribles, exactions des terroristes ont été les lots quotidiens des habitants de cette partie du pays.

Comme en témoigne cette boucherie d’une cinquantaine d’habitants du Lac Tchad, égorgés ce premier Janvier. Dans cet horizon bouché et parfois lourd de menace, les Camerounais du Septentrion courbent l’échine en espérant sortir de ce parfait cercle vicieux. Des hommes et femmes vont tenter de briser ce rouleau compresseur et éclaircir le chemin pour permettre aux populations de garder le moral haut en dépit d’une situation qui dépasse largement l’entendement.

Personne ne sait à quoi s’attendre ni à quelle sauce il va être mangé en 2020, les pauvres populations de l’Extrême-Nord broient du noir, l’Adamaoua, cherche à sortir du bout du tunnel du phénomène de prise d’otage, les Camerounais du Nord s’affolent pour le CHAN 2020 et la CAN 2021 qui tentent de leur échapper. Autant de crises, et de motifs d’inquiétude qui planent aussi sur l’année qui vient de prendre son envol. Sur le plan politique, l’année 2020 sera marquée par le double scrutin du 9 février prochain.

Ce grand rendez-vous électoral annonce surement un orage dans l’air. A l’orée de ce début d’année, les candidats ne perdent pas leur temps et commencent déjà à promettre monts et merveilles aux populations qui sont sur le qi-vivent. En 2020, une page se tourne avec la disparition programmée de la Communauté Urbaine. Le Septentrion ne pourra que mieux se porter avec cette nouvelle et enfin renouer avec le sentiment d’espoir.

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  1. Le septentrion va tenter de jouer un rôle de premier plan, sur la scène nationale grâce au renouvellement d’un leadership politique vieillissant, en finir avec plusieurs pseudos élites dont les noms sont mêlés aux crises qui déstabilisent la région.
    Comment pouvez-vous relayer cette irresponsabilité de développement que le gouvernement rejette sur les “élites”. Parce que “élite”, je ne sais pas comment vous le définissez, et comment le gouvernement le définit. Parlez-vous de la même chose? J’en doute.
    Comment peut-on attribuer la responsabilité du sous-développement d’une région qui attend tout financement du gouvernement?
    Je prends le cas d’un maire. Il est élu et placé à son poste. Si sa ville ne reçoit pas de financement de ydé, la commune ne pourra même pas payer ses employés. Que lui reprocheriez-vous? Si le maire avait le droit de percevoir et de gérer par exemple les revenus des pv de la route, les taxes routières et autres, il pourrait y baser un budget et projeter un avenir pour sa commune. Mais, il n’est en réalité qu’un collecteur de fonds pour le gouvernent dont il attend des subsides. Par contre, il a la responsabilité de tout ce qui ne marche pas. Est-ce juste de le lui reprocher?
    Un second cas. Celui d’un prof d’université. Que voulez-vous qu’il fasse pour sa région? A part donner des conférences gratuites, RIEN. Il n’a pas vocation à devenir millionnaire. Il ne peut donc pas investir dans la création d’une route, ou d’une école. Ce n’est pas son rôle. Il est fonctionnaire. Même à 10, des “élites” ne peuvent rien pour sortir un coin de sa misère.
    Le troisième exemple, celui d’un home d’affaires. Il est millionnaire et gère beaucoup d’argent. Il crée une école. Mais, ce n’est pas tout. Pour fonctionner il faut des enseignants. Qui va les trouver? Les payer? Puis, ce monsieur, quand il voit ce qu’il verse au parti, il ne lui reste pas beaucoup à offrir par charité.
    Donc, L’état se débarrasse de ses responsabilités, sur les “élites”, souvent locales(une hérésie) Si elles peuvent servir de relais politique du pouvoir, elles n’ont rien pour financer le développement local.
    Les “élites” ont les honneurs, l’apparat et pas l’argent qui va avec.
    Ne leur reprochez rien.
    Puis, même si intervient un rajeunissement, le même parti, produit les mêmes hommes.
    On peut rêver.

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