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Université de Ngaoundéré : Passe d’arme entre le Recteur et les étudiants autochtones

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Face au mémorandum des étudiants originaires de l’Adamaoua, le Recteur de l’Université de Ngaoundéré rompt le silence.

Un mémorandum daté du 17 mai dernier, signé par un collectif des étudiants originaires de l’Adamaoua et adressé au Ministre de l’Enseignement Supérieur déchire le temple du savoir de Dang.

Cette lettre publiée dans les colonnes du journal L’Oeil du Sahel fait la radioscopie d’un profond malaise qui habite les cops originaires de la région château d’eau du Cameroun.

Dans ce document détaillé, les étudiants signataires expriment avec verve leurs jugements, attentes, craintes et espoirs.

Dans ce mur de lamentations, ils pointent des faits et des vérités inavouables que personnes ne voulaient reconnaître ni assumer.

Mise à mal et directement indexée, la patronne de l’institution universitaire, cible des rédacteurs apporte sa version des faits sur fonds de critique, dans les mêmes colonnes.

Droit de réponse du Recteur de l’Université de Ngaoundéré

Dans son droit de réponse, Pr Uphie Chinje Mélo, Recteur de l’Université de Ngaoudéré confirme curieusement la plus part des chiffres objet de frustrations en remettant en cause certaines et en minimisant l’écart du quota du personnel originaire de l’Adamaoua.

A titre illustratif, 88 sur 446 des personnels d’appuis de l’Université sont originaires de la région de l’Adamaoua, alors que 55 sur 595 enseignants tous grades confondus appartiennent à la même région.

Au sein de la communauté estudiantine du grand Nord, des avis divergents se font jour.

Ne faisant pas parti de cette démarche, je pense sincèrement que la gouvernance politique de notre pays devrait devenir véritablement une réalité basée sur l’équilibre régional équilibrée. C’est la seule solution pour éviter le pire pour l’avenir,

indique Ibrahim président du réseau des élèves et étudiants du Septentrion.

Prompt à défendre via des mémorandums, les intérêts des fils et filles du Septentrion, de plus en plus des voix se lèvent pour se dresser contre les malheurs de cette partie du triangle national, avec en toile de fond un sursaut, une prise de conscience générale.

Tirant la sonnette d’alarme, certains leaders jeunes montent au créneau et rappellent les valeurs de cohésion sociale.

Le silence et la soumission des “wadjos, mouton du Nord, meiguida…” n’est pas synonyme de lâcheté… C’est juste la résultante d’un respect naturel des institutions Républicaines, mais n’oublions pas que “la patience a une fin”,

assure Ibrahim.