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Ngaoundéré à l’ère des grands travaux

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Pour retrouver son rayonnement de ville carrefour, Ngaoundéré ambitionne d’entrer de plein pieds dans la modernité. Le tout premier maire de la ville, démocratiquement élu veut faire jaillir une cité de rêve et bâtir une ville aux allures futuristes.

Il est des signes qui ne trompent pas. Les chantiers de réhabilitation de la voirie urbaine engagés par le maire de la ville qui se multiplient dans les quartiers traduisent le changement intervenu à la tête de cette collectivité territoriale décentralisée.

Véritablement, le maire a décidé de prendre le taureau par les cornes sur le terrain et ça bouge du côté des infrastructures. Pelles, pioches, brouettes, bulldozer sont manœuvrés par des ouvriers dévoués à la tâche.

La voirie urbaine qui a pâti de deux décennies d’immobilisme ayant accentuée la dégradation des conditions de vie en milieu urbain reçoit une cure de jouvence.

L’axe centre-ville Onaref s’est paré des nouveaux atours, d’autres artères emboîtent le pas.

Bobbo Saliou sous le feu de la rampe

Depuis plusieurs semaine, Bobbo Saliou, maire de la ville est sous le feu de la rampe plus que jamais auparavant et les habitants de Ngaoundéré l’ont beaucoup vu et entendu.

Le moins que l’on puisse dire est que les populations sont bluffés par l’ampleur du changement que connait leur ville. Les travaux d’embellissement poussent un peu partout dans la ville.

Bamyanga, Onaref, Résidentiel, Marché Bantaï, toute la ville est en ébullition. Au centre de cet effort d’aménagement urbain, le désir du maire de la ville de faire entrer Ngaoundéré dans le concert des grandes villes.

Dorénavant, le drainage sera assuré par des caniveaux, des canalisations bouchées sont restaurées afin de faciliter l’évacuation des eaux de pluie, des dalots en pierre et béton sont restaurés, réaménagement de nouveaux espaces marchands pour libérer la voie publique.

En trois mois, un nouveau marché des fruits a vu le jour. La physionomie de Ngaoundéré a ainsi complètement changé. L’on assiste à l’avènement des avenues plus dégagées, le désengorgement des marchés.

Ngaoundéré en chantier

Bobbo Saliou et son équipe mettent donc Ngaoundéré à l’heure de la construction. A la tête de la Communauté Urbaine depuis voici 100 jours, le maire de la ville imprime déjà sa marque.

Dans la cité au nombril de la montagne, les travaux d’élargissement de certains axes, le curage des caniveaux, la canalisation des eaux sont des chantiers lancés qui continuent de retenir l’attention des citadins et reste au centre de tous les commentaires.

La marque la plus frappante de cette œuvre de réhabilitation de la voirie urbaine est l’aménagement de l’axe Rond-point de la station régionale de la CRTV – Rond-point Boulangerie de la Vina.

L’étroitesse de cette rue sinueuse et défoncée, très pratiquée et source d’embouteillage est désormais un lointain souvenir. Le désordre urbain, cheville ouvrière de tout magistrat municipal semble être son cheval de bataille.

La longue période d’immobilisme n’ayant pas permis de mettre une politique d’urbanisation, il en est résulté le développement anarchique dans lesquelles les bidonvilles jouxtent le centre administratif et commercial.

Pour s’attaquer à ce phénomène, le locataire de l’hôtel de ville a publié une batterie de communiqués aux tons et substances menaçants qui rappellent aux populations les exigences de respect de la politique d’urbanisation.

De l’interdiction de la pratique de l’agriculture maraîchère dans le périmètre urbain en passant par le ravalement des constructions situées au centre urbain, les textes du maire résonnent.

Ngaoundéré attend ses feux de signalisation

Qu’on se le dise, si les travaux du maire de la Ville font tache d’huile, la cité porte encore les stigmates du désordre urbain. L’hirondelle ne faisant pas la pluie, le maire de la ville a beaucoup à faire et a du pain sur la planche.

La ville ne dispose d’aucun feu de signalisation où les piétons risquent leur vie face aux moto-taximen, les routes sont encore défoncées, les latrines publiques sont rares.

La ville continue utiliser de vieux poteaux électriques en bois ou en béton pour l’éclairage public. Elle est dépourvue des jets d’eaux, absences des boulevards et de vastes avenues.

Les efforts entrepris jusque-là pour améliorer les conditions de vie des populations s’avèrent insuffisants. Les problèmes de gestion urbaine continuent de se poser avec acuité : Insuffisance des équipements collectifs et des réseaux d’infrastructures, gestion approximative de la collecte et du ramassage des ordures ménagères par Hysacam, des problèmes qui posent de gros risques de santé pour la population.

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Boubakary Moussa
Boubakary Moussa, est un passionné de l’information qui s’est spécialisé dans les enquêtes et analyses. Jeune motivé à l’éthique avéré il est le correspondant de ChateauNews dans l’Adamaoua.

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