Culture Cultures Adamaoua : Le MINAC explique la nouvelle loi aux...

Adamaoua : Le MINAC explique la nouvelle loi aux acteurs culturels

Le Délégué Régional des Arts et de la Culture pour l’Adamaoua et les cinq départementaux ont édifié le 13 août à Ngaoundéré, les artistes locaux sur le contenu de la nouvelle loi récemment promulguée par le Président de la République, Paul Biya.

-

Suite à la polémique qui entoure l’entrée en vigueur de la nouvelle loi n°2020/011 du 20 Juillet 2020, régissant les associations artistiques et culturelles au Cameroun, les responsables des services déconcentrés du Ministère des Arts et de la Culture (MINAC) se sont entretenus avec les artistes pour plus d’imprégnation.

Légaliser les activités des Artistes

Il s’est agi pour Monsieur Nguiaro Oumarou Serge Pascal et ses proches collaborateurs, d’édifier les artistes et promoteurs culturels de la métropole du château d’eau.

En parcourant les 8 chapitres et 61 articles avec l’assistance, l’équipe du MINAC a voulu lever les points d’ombre sujets de multiples interprétations.

Selon le délégué régional,

La loi ne vient pas détruire mais consolider les acquis. La loi encourage la structuration des acteurs et se veut un outil de consolidation de l’unité nationale.

Aimer son pays c’est faire preuve de patriotisme culturel.

Une dynamique de développement de l’industrie culturelle révélée qui permet de fructifier l’économie locale.

D’où l’intérêt pour la tutelle de préciser l’objet de la rencontre

Lorsqu’une loi est votée, il est nécessaire d’organiser des séminaires d’imprégnation. Nous avons pensé en parler avec vous, artistes, autour de ce cadre consultatif afin de vous permettre de mieux saisir les opportunités qu’elle offre au développement de votre carrière. Nous ne sommes pas vos bourreaux mais sommes là pour vous accompagner. Nous voulons que les artistes exercent dorénavant dans la légalité.

A précisé le régional MINAC pour l’Adamaoua.

Au cours de la rencontre, le contexte socioculturel s’est prêté au débat.

Les artistes de longue date tels que JP Matou ont souligné la nécessité pour l’administration de sensibiliser les Chefs Traditionnels sur la nécessité d’enterrer le tribalisme persistant dans l’Adamaoua pour l’émergence culturelle.

A ce titre, le délégué régional a souligné que cette loi vient encourager le vivre ensemble et faire taire les querelles d’ordre sociologique.

Dans la composition des groupes, mettez en avant la compétence de ceux qui pourront mieux vous défendre partout et faire avancer votre domaine artistique.

A souligné la tutelle des arts et de la culture de l’Adamaoua.

Le droit d’auteur

Sachant que le droit d’auteur est la preuve de l’exploitation de l’oeuvre, la nouvelle loi selon Monsieur Nguiaro Oumarou Serge Pascal, rassure les artistes que les impostures dans ce secteur seront progressivement réduites.

Selon la tutelle régionale, la nouvelle loi est visionnaire et révolutionnaire.

L’oeuvre de l’esprit n’a pas de prix ! Raison pour laquelle les artistes doivent être récompensé. L’art c’est la diversité. L’heure est donc à la valorisation de notre créativité.

A déclaré le délégué. Pour le délégué régional et ses collaborateurs, il faut que nous défendons notre ligne de conduite qui sont l’expression même de notre culture.

Le MINAC Adamaoua et les acteurs culturels locaux. Crédit : chateaunews.om

Du patriotisme culturel

Aujourd’hui, nous constatons l’absence de restaurant patrimonial dans nos villes.

D’où l’invite aux artistes acteurs de développer les atouts locaux.

Il est clair que les peuples qui aiment leur culture se développent et évoluent.

Nous gagnerons à préserver notre patrimoine culturel en élégant ce qui est mauvais. C’est l’apanage des pays émergeants que nous gagnerons à copier. Cette loi régissant les associations artistiques et culturelles au Cameroun est une opportunité pour les artistes. Certes aucune loi n’est parfaite, mais il demeure des points positifs qu’il faut savoir reconnaître. Le développement étant un processus, les responsables du MINAC dans l’Adamaoua encourage les acteurs à plus de patriotisme culturel. J’exhorte les originaires de la région à sensibiliser les populations pour l’intégration et aux allogènes d’épouser la culture locale.

A déclaré le délégué régional Nguiaro Oumarou Serge Pascal au sortir de la rencontre avec les artistes.

Absence de solidarité et d’entre-aide

Dans l’Adamaoua, le problème de la solidarité se pose dans le vécu quotidien de la famille culturelle. Une préoccupation soulevée par les artistes présents.

Ces derniers évoluant dans cette partie du Cameroun aux réalités complexes nourrissent le vœu de voir la nouvelle loi renforcer l’entre-aide parmi les membres des groupes culturels constitués.

Aux dires des responsables, il transparait que malgré le mauvais accueil accordé à cette Loi 2020/011 du 20 juillet 2020, le gouvernement à travers le MINAC ne va pas reculer pour assainir et réguler le secteur des Arts au Cameroun.

Pour le moment les autorités s’attellent à faciliter l’appropriation de la loi et la mise en place des bureaux de pôles artistiques dans les communes.

Une nouvelle ère s’élève pour le secteur culturel et personne ne peut prédire la tournure que prendra cette autre séquence culturelle nationale.

Rodrigue Tapeo
Journaliste, Communicateur, Promoteur culturel et Coordonnateur du Groupe FAD'ART. Il a travaillé avec plusieurs radio, presse écrite, télévision, journal en ligne, au Cameroun et en Afrique. Il est aussi membre de la Société Civile Camerounaise, Consultant en communication et développement de projet.
- Advertisement -

ArticlesRELATED
Recommended to you

×