Les frais tant controversés de l’Association des Parents d’Elèves et d’Enseignants (APEE) imposés dans l’enseignement primaire public au mépris de la réglementation en vigueur constituent un obstacle à l’éducation de la jeune fille dans la région de l’Adamaoua, révèle le Collectif des Organisations de la Société Civile de l’Adamaoua (COSCA) qui va au-devant d’un toilettage en profondeur du système.
Le Collectif des Organisations de la Société Civile de l’Adamaoua (COSCA) va au-devant d’un toilettage en profondeur du système d’APEE au Cameroun.
Faire sortir la région surnommée château d’eau du Cameroun de la sinistre zone d’éducation, c’est le but que s’est fixé le projet de protection des droits à l’éducation de la jeune fille dans la région de l’Adamaoua.
L’initiative portée sur fonds baptismaux par le Collectif des Organisations de la Société Civile de l’Adamaoua est au cœur d’un atelier qui a regroupé les différents acteurs impliqués à Ngaoundéré.
La solution aux problèmes d’APEE dans les écoles primaires publiques
Pour concrétiser cette idée, le regroupement de la société civile propose :
- De promouvoir la bonne gouvernance dans la gestion des fonds scolaires
- D’harmoniser les frais d’APEE
- De mettre un terme à l’endossement des salaires des maîtres des parents par l’APEE.
La société civile fait le constat de la non gratuité de cet ordre d’enseignement tel que voulu par le gouvernement
Les acteurs locaux comptent peser de tous leurs poids pour tordre le cou à cette calamité qui laisse chaque année sur le carreau, plusieurs enfants.
Les problèmes d’accès à l’éducation primaire
D’après l’étude menée auprès des écoles publiques de la région, les freins à l’accès à l’éducation primaire dans l’Adamaoua sont :
- La discrimination de la jeune fille liée à son éducation ;
- L’imposition des frais d’APEE ;
- Le paiement des frais informatiques ;
- Le phénomène tant décrié de monnayage des classes.
Ce sont là, quelques fléaux qui fauchent l’avenir des jeunes filles et garçons dans cette partie du pays.
Le sursaut qu’appelle de ses vœux, Madame Ousmanou, présidente de l’Association des Femmes et Développement de Bamyanga, suppose une prise de conscience générale des différents maillons de la chaîne.
C’est la seule perspective pour baliser la voie pour l’accès de tous à l’école et à l’avènement de l’observatoire des droits à l’éducation de la jeune fille en gestation.