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Dans le centre de Marseille, la précarité croissante et l’omniprésence de la cocaïne façonnent le quotidien de nombreux habitants. Les consommateurs, souvent sans domicile ni revenu, dépendent d’associations débordées pour obtenir de l’aide. Tandis que la ville augmente son budget pour le nettoyage des seringues, les associations peinent à obtenir des soutiens financiers suffisants pour venir en aide à ces personnes vulnérables. La cocaïne, vendue à bas prix, attire de plus en plus d’usagers dans cette métropole marquée par la pauvreté. Cette situation complexe met en lumière la nécessité d’une action coordonnée et d’une réflexion approfondie sur les solutions à apporter.
Le quotidien des consommateurs de cocaïne à Marseille
Les rues du centre-ville de Marseille sont devenues le théâtre d’une précarité de plus en plus visible. Les consommateurs de cocaïne, souvent sans abri, errent dans les rues, exposés à la violence des dealers et à l’agacement des riverains. Les associations, débordées par l’ampleur du phénomène, peinent à offrir un soutien adéquat. Les ramasseurs de seringues, mandatés par la mairie, s’activent chaque jour pour nettoyer les trottoirs. En seulement deux ans, le budget alloué à ce nettoyage a été multiplié par six, atteignant 152 000 euros pour 2025. Pendant ce temps, les subventions aux associations de réduction des risques stagnent à 150 000 euros, une situation que beaucoup jugent incohérente.
Antoine Henry, directeur de l’association ASUD Mars Say Yeah, déplore l’abandon d’un projet de Halte soins addictions (HSA) à Marseille. Pour lui, cette décision résulte d’une reprise en main par le ministère de l’Intérieur, influencée par l’opposition de certains riverains et politiques. Les « salles de consommation à moindre risque », déjà présentes à Paris et Strasbourg, ont pourtant prouvé leur efficacité en Europe. À Marseille, l’absence de telles structures laisse les consommateurs livrés à eux-mêmes.
Les enjeux de santé publique et sécuritaires
Le centre-ville de Marseille a vu une augmentation significative du nombre de consommateurs de rue, estimé aujourd’hui à plus de 2 000 personnes. Ce phénomène s’explique par une précarisation générale dans la ville, mais aussi par la multiplication des points de deal. Ces petits points de vente, annexes des réseaux des cités, opèrent 24 heures sur 24, au plus près des consommateurs les plus vulnérables. Youcef Mahi, gardien d’immeuble à Belsunce, témoigne de la montée en flèche du nombre de jeunes et de femmes parmi les usagers.
| Éléments | Coût/Budget |
|---|---|
| Nettoyage des seringues | 152 000 euros (2025) |
| Subventions associations | 150 000 euros |
Les tensions entre dealers et la saturation des services d’aide compliquent la situation. La concurrence entre trafiquants se traduit par des fusillades et des rixes, notamment entre la porte d’Aix et la gare Saint-Charles. Zohra, une consommatrice, résume cette violence en expliquant qu’elle vit dans la peur constante de la police, des médecins et des dealers.
Le rôle crucial des associations sur le terrain
Les associations comme Nouvelle Aube jouent un rôle essentiel dans l’accompagnement des usagers. Joachim Levy et son équipe parcourent les rues pour distribuer du matériel propre et sensibiliser les consommateurs aux risques sanitaires. Ils proposent également des tests de dépistage rapide pour le VIH et les hépatites, orientant les personnes vers les hôpitaux si nécessaire.
Laurène, une jeune femme rencontrée lors d’une maraude, témoigne de son glissement progressif vers l’addiction au crack. Ce repérage précoce est une partie essentielle du travail des associations. Joachim les invite à le contacter à tout moment pour éviter de sombrer davantage. Pour lui, le vrai problème réside moins dans la consommation de drogue que dans la précarité, l’isolement et la violence de la rue. Il plaide pour la création de plusieurs HSA, estimant qu’elles permettraient de développer un réseau de soutien efficace.
La nécessité d’une réponse politique et sociale
Perrine Roux, directrice de recherches à l’Inserm, souligne l’efficacité prouvée des dispositifs de type HSA. Ces structures contribuent à la réduction des risques, à la santé publique et à la tranquillité urbaine. Cependant, la science semble avoir perdu de son influence face à la réticence des riverains et à la démagogie des politiques. Alain Chiapello, président du Comité d’intérêt de quartier Centre-Bourse, critique cette situation et appelle à une prise de conscience collective.
Face à la pression croissante, le préfet des Bouches-du-Rhône a annoncé une stratégie renforcée de lutte contre la délinquance en centre-ville. Celle-ci inclut le renforcement des forces de police et la mise en place de nouvelles caméras de surveillance. Le débat sur l’ouverture de nouvelles structures de soins et l’amélioration de la sécurité reste vif. Karim, représentant du collectif Belsunce, regrette la complexité du consensus à quelques mois des élections municipales.
La situation à Marseille soulève de nombreuses interrogations. Les défis posés par la précarité et la consommation de drogues nécessitent des réponses adaptées et concertées. Quelle stratégie pourrait réellement transformer la vie des habitants de cette ville et offrir un avenir plus serein à ses usagers les plus vulnérables ?








Quel choc de voir que la cocaïne est devenue aussi courante que le pain à Marseille. 😲
Merci pour cet article ! Ça ouvre vraiment les yeux sur une réalité souvent ignorée.
Pourquoi les subventions pour les associations stagnent-elles alors que le problème s’aggrave ? 🤔
Les salles de consommation à moindre risque devraient être une priorité à Marseille, non ?
La multiplication des points de deal est vraiment inquiétante. Que fait la police ?
Ça fait peur de voir à quel point la précarité nourrit le trafic de drogue. 😢
Les associations font un travail incroyable mais elles ont besoin de plus de soutien !
Est-ce que l’augmentation du budget de nettoyage est vraiment la solution ?
Le budget pour le nettoyage des seringues a été multiplié par 6, c’est fou !
Pourquoi n’ouvre-t-on pas plus de HSA à Marseille comme à Paris ou Strasbourg ?
Les riverains devraient aussi se mobiliser pour soutenir les initiatives locales.