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Les députés européens se préparent à voter sur un texte crucial concernant le bien-être des chiens et des chats dans l’Union européenne. Ce texte, proposé par la Commission européenne, vise à établir des règles minimales pour la protection de ces animaux, afin de lutter contre les pratiques cruelles et les trafics. Avec un marché évalué à 1,3 milliard d’euros par an, ces mesures sont essentielles pour garantir des conditions dignes à nos compagnons à quatre pattes. Mais ce projet, bien qu’ambitieux, est-il suffisant pour répondre aux défis de l’élevage et du commerce des chiens et chats dans l’UE ?
Les mesures pour lutter contre les trafics d’animaux
L’un des objectifs principaux de ce texte est de combattre les trafics de chiens et de chats, en particulier ceux en provenance de certains pays européens. Les animaux devront être identifiés par une micropuce sous-cutanée, ce qui permettra leur suivi dans une base de données accessible dans toute l’UE. Cette mesure vise à décourager les trafiquants et à faciliter le retour des animaux égarés à leurs propriétaires légitimes. De plus, les pratiques telles que les mutilations, y compris le coupage de la queue ou des oreilles, seront interdites, à l’exception de rares cas justifiés.
Le texte s’attaque également aux élevages qui cherchent à accentuer certaines caractéristiques physiques au détriment du bien-être animal. Ces pratiques, qui peuvent causer des souffrances inutiles, seront prohibées. Le texte prend position contre l’utilisation des animaux à des fins commerciales, y compris les spectacles et concours. Enfin, pour préserver la diversité génétique, la consanguinité sera limitée à des cas exceptionnels, empêchant les croisements entre grands-parents et petits-enfants ou entre demi-frères et sœurs.
Un projet de loi jugé trop permissif ?
Malgré ces avancées, le texte est critiqué pour ses nombreuses exemptions. Selon l’eurodéputée écologiste Tilly Metz, 80 % des éleveurs ne seraient pas concernés par les nouvelles règles en raison des dérogations pour les petits élevages. Ces derniers, possédant jusqu’à quatre chiennes ou trois portées par an, échappent à certaines obligations. Les critiques soulignent que ces exemptions pourraient nuire à l’efficacité du texte dans sa lutte contre les pratiques cruelles et les trafics.
Les défenseurs des droits des animaux regrettent également que les chiens et chats errants ne soient pas inclus dans le puçage obligatoire. De plus, certaines catégories d’animaux, comme les chiens policiers, militaires ou de chasse, bénéficient d’exemptions pour l’utilisation de colliers coercitifs. Ces dérogations, soutenues par des lobbys puissants, posent question quant à la portée réelle des mesures proposées.
Les failles liées à la vente en ligne
Un autre point de critique majeur concerne la régulation de la vente en ligne, qui représente 60 % des transactions de chiens et de chats. Actuellement, seule la personne publiant une annonce en ligne est tenue responsable, ce qui laisse les plateformes hors de portée des régulations. Cette absence de régulation des plateformes en ligne est jugée problématique, car elle pourrait encourager les abandons et les achats impulsifs.
Pour Christophe Marie, directeur des affaires européennes à la Fondation 30 millions d’amis, le texte ne s’attaque pas suffisamment aux causes profondes de la surpopulation animale et des abandons. Il souligne que sans un cadre strict pour les ventes en ligne, les objectifs de protection animale risquent de ne pas être atteints. Cette lacune, selon lui, pourrait compromettre la réussite du texte dans sa forme actuelle.
Le chemin vers l’adoption finale
Après le vote des eurodéputés, le texte devra encore obtenir l’approbation des États membres pour entrer en vigueur. Cette étape cruciale déterminera la mise en œuvre des nouvelles règles dans l’ensemble de l’UE. Les négociations entre les différentes commissions parlementaires et les États membres seront décisives pour renforcer ou affaiblir les propositions actuelles.
La question reste ouverte : ce texte, avec ses ambitions et ses limites, parviendra-t-il à concilier les intérêts des éleveurs, des défenseurs des animaux et des consommateurs tout en garantissant un bien-être accru pour nos compagnons à quatre pattes ?








Bravo aux eurodéputés pour cette initiative ! On attendait ça depuis longtemps ! 😊
Comment est-ce possible que les petits élevages soient exemptés ? Ça me semble insensé.
Est-ce que la micropuce sera douloureuse pour les animaux ?
C’est une belle avancée, mais pourquoi ignorer les chiens et chats errants ? 😟
Les exemptions pour les colliers coercitifs sont vraiment décevantes.
Peut-on vraiment faire confiance à ces nouvelles mesures pour protéger les animaux ?
Je trouve que c’est une excellente idée de limiter la consanguinité. 👍
Les eurodéputés font du bon boulot, mais il reste encore du chemin à faire.
Pourquoi la vente en ligne n’est-elle pas mieux régulée ? Ça semble être un gros problème.