Ils sont venus des quatre coins de la Région de l’Extrême-Nord du Cameroun. Ils sont tous des organisations de la société civile œuvrant dans le domaine des violences basées sur le genre (VBG) ou de la protection des droits des Femmes et des filles.

Ils sont adultes, jeunes, femmes et hommes voués à la cause. Pendant deux jours, leur engagement et motivation pour en finir avec ce phénomène n’était plus à démontrer.

Deux ans après le lancement de cette plate-forme, l’heure était venu de marquer un point d’arrêt afin de faire l’analyse à base des outils appropriés, des actions déjà mises en œuvre par le collectif de lutte contre les violences faites aux femmes(CLVF) ; d’identifier la contribution potentielle de chaque membre du collectif à la mise en œuvre du plan de plaidoyer en lien avec l’ODD 5 et les activités de la campagne nationale pour mettre fin au mariage précoce et forcé.

Entre présentation de la situation de ce collectif, deux ans après sa création, des exposés sur la situation des violences basées sur le Genre dans la région de l’Extrême-Nord par le délégué régional de la promotion de la femme et de la famille, des interventions des experts de l’ONU-Femme, du responsable UNFPA dans la région de l’EN, des ateliers etc., tout était réunis afin que ces acteurs puissent prendre conscience du chemin qui les reste à parcourir et de développer des stratégies de plaidoyer pour être plus efficace.

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Seini Ali, responsable d’une ONG venu de Kousséri dans le Logone et Chari, conscient de ce phénomène dans son département évalue la situation en ces termes :

« avec la situation humanitaire aujourd’hui dans notre région, les cas de violences ont connu une recrudescence. Maintenant, le grand défi, c’est de se mettre ensemble : (les populations, les autorités traditionnelles, les communautés religieuses, les autorités administratives, etc.,), par ce que c’est cela la stratégie. Il faut toucher tous les Hommes pour que la situation connaisse une baisse ».

De grande résolution parmi lesquelles celle mettant sur pied un secrétariat permanent constitué de toutes les organisations membre du collectif qui résident dans la ville de Maroua ont été adoptées. C’est à eux que reviendra la lourde tâche de finaliser les actes de ces travaux, d’organiser les activités qui ont été définies et de finaliser le plan d’action, puis de faire le feedback aux autres organisations qui rentrent dans leurs départements.

Les principales cibles du collectif ont été également identifiées. Car Il faut le rappeler, le collectif est un outil de plaidoyer qui veut amener les décideurs à faire cesser les viols, les mariages précoces et forcés et les mutilations génitales féminines dans la région de l’Extrême-nord.

Doumara Aissa de l’Association pour la Lutte contre les Violences faites aux Femmes exprime sa satisfaction quant au déroulement des travaux :

« Nous sommes très satisfaits de l’engagement et du sérieux que chaque participant a mis dans la réflexion pendant les travaux. C’est une grande satisfaction et au regard des résultats auxquels nous sommes arrivés, nous pensons que tous les objectifs que nous avons formulés au début de notre assisse ont été largement atteints ».

La relève dans ce combat est en train d’être prise dans cette région. Plusieurs jeunes, représentant des organisations locales ont manifestés leurs engagements lors de cet atelier. Une présence qui a ravie les aînés dans cette lutte.

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